2 juillet 2021

SI LES BIENFAITS DU SPORT EN ENTREPRISE NE SONT PLUS À DÉMONTRER…

Au cours de ces dernières années, plusieurs études ont démontré les conséquences positives de l’introduction d’activités physiques et sportives (APS) au sein de l’entreprise. Le rapport précité précise que la pratique d’APS organisée par l’entreprise augmenterait sa productivité entre 3 et 9 %, et donc augmenterait sa rentabilité entre 4 et 14 % .

La mise en place d’APS en entreprise aurait également un impact sur son image auprès de ses salariés, ce qui aurait pour conséquence de réduire le turnover de 25 %. Face aux difficultés actuelles des entreprises à recruter mais également à fidéliser des talents, la proposition par l’entreprise d’APS peut ainsi constituer un réel atout, d’autant plus que 83 % des salariés déclarent souhaiter pouvoir pratiquer une activité physique et sportive à l’occasion de leur journée de travail.

Exemple à citer, le groupe Safran permet à ses salariés de bénéficier d’une pratique sportive composée de 30 minutes d’échauffement et de 30 minutes d’étirement, respectivement au début et en fin de journée. Le groupe a constaté que cette pratique n’entachait pas sa productivité, malgré une heure de travail en moins, permettait de réduire le nombre de jours d’absentéisme, et d’améliorer le dialogue social.

Ces chiffres positifs pourraient laisser penser que de nombreuses entreprises s’inscrivent dans cette démarche, ce qui n’est cependant pas le cas.

… DE NOMBREUX FREINS LIMITENT SON DÉVELOPPEMENT

Le baromètre « Vitalité , Sport & Entreprise », réalisé en 2018, faisait ressortir que si deux tiers des salariés et des dirigeants français interrogés pratiquent une ou plusieurs activités sportives à titre privé, ils ne sont que 10 % à le faire dans le cadre de leur entreprise.

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ce développement limité. L’étude « Sport en Entreprise » de novembre 2017, réalisée conjointement par le MEDEF, le CNOSF, le ministère des Sports et l’Union sport et cycle, a permis de mettre en lumière les principaux freins expliquant le faible niveau d’engagement des entreprises dans la mise en place d’APS en leur sein.

Il ressort de cette étude que l’aspect logistique, à savoir des locaux non adaptés, serait le principal facteur limitant, suivi par l’absence de ressources humaines , le contexte économique ou social et une réglementation peu claire.

L’intégralité de l’article est disponible dans l'édition N°48 du Journal Spécial des Sociétés (réservé aux abonnés).

Sport en entreprise : un vrai marathon - Fanny Renou

13 septembre 2017 : Paris obtient officiellement l’organisation des Jeux olympiques 2024. Deux jours après l’obtention de l’organisation du plus grand événement sportif planétaire, le président de la République annonçait, dans son discours à destination des acteurs de la candidature de Paris 2024, qu’il souhaitait faire de la France « une vraie nation sportive ». Pour tenter d’atteindre cet objectif ambitieux, une mission était confiée à Madame Gatel, sénatrice, et à Monsieur Cormier-Bouligeon, député. Cette mission remettra en février 2019 un rapport intitulé « Faire de la France une vraie nation sportive » qui révélait notamment qu’atteindre cet objectif devait nécessairement passer par le développement du sport en entreprise. À trois ans des Jeux olympiques 2024, où en sommes-nous ? Tribune de Fanny Renou.

Photo Sport en entreprise : un vrai marathon - Fanny Renou